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Mr de Villepin veut réduire les difficultés des français à se loger.
Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé jeudi 1 er septembre une série de mesures destinées à réduire les difficultés des Français à se loger :
Il a ainsi annoncé la réquisition de terrains pour réaliser des hébergements d'urgence, ce qui ‘permettra de construire 5.000 logements d'urgence et d'insertion' d'ici la fin du premier trimestre 2006, a promis M. de Villepin.
Quelque 50 millions d'euros seront également dégagés pour mettre les centres d'hébergement et de réinsertion sociale 'immédiatement aux normes de sécurité lorsque ce n'est pas encore le cas', selon le Premier ministre. L'Etat achètera également des 'bâtiments collectifs inutilisés' pour les 'transformer en résidences sociales' et créer ainsi 5.000 places en deux ans, a-t-il ajouté.
Il a aussi dévoilé une modification du régime actuel de la taxe foncière sur les terrains non bâtis et de la taxe locale d'équipement 'pour inciter les maires à construire davantage de logements'.
Il a également demandé au ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, de 'réunir dès la semaine prochaine' l'ensemble des acteurs du monde du logement pour 'établir un nouveau pacte national pour le logement'.
L'aide personnalisée au logement (APL), qui n'avait pas été revalorisée l'année dernière, le sera 'à hauteur de 1,8%' à compter de ce jeudi 1er septembre, a aussi indiqué M. de Villepin.
Pour 'lutter contre les évolutions spéculatives de l'immobilier', le gouvernement va élargir le dispositif de prêt à taux zéro 'aux ménages gagnant entre 4.000 et 7.000 euros par mois dans les zones urbaines où le prix du logement est le plus élevé, notamment à Paris'.
A Paris précisément, M. de Villepin a indiqué qu'il était 'prêt à céder à la ville de Paris la totalité des terrains des Batignolles', prévus initialement pour les jeux Olympiques de 2012. Cette cession est conditionnée à l'engagement par la ville de Paris à réaliser sur ces terrains dans les 18 mois 2.000 logements intermédiaires et 1.000 logements étudiants.
Une formule de 'prêt bancaire intergénérationnel', pour faciliter 'l'accès au crédit des personnes âgées et l'acquisition de logements pour les jeunes qui s'installent' est également à l'étude. Pour M. de Villepin, il faut aussi que les titulaires d'un contrat nouvelle embauche n'aient 'pas de difficulté en matière d'accès au logement'. Dans l'attribution des logements sociaux, la priorité devra être donnée 'aux familles sortant des dispositifs d'urgence sociale et aux ménages qui reprennent une activité après un chômage de longue durée'.
'Nous devons faire en sorte que les personnes locataires HLM depuis plusieurs années puissent devenir plus facilement propriétaires de leur logement', a-t-il encore annoncé.
La flambée des loyers conforte la vogue de la colocation.
La hausse des loyers, qui ont progressé de 5,5% en moyenne chaque année depuis 2000, conforte la vogue de la colocation, qui devient un passage obligé pour les jeunes, dans les grandes villes, pour pouvoir simplement se loger.
Ce mode d’habitat prisé des jeunes dans les grandes villes, a été mis au goût du jour en France par le succès de la série américaine « Friends » et se développe fortement depuis une dizaine d'années en France.
Selon un sondage Ipsos rendu public lundi 29 août 2005, le premier argument avancé par les sondés dans la volonté de partager un appartement et à 52% pour trouver 'une solution' à la hausse des loyers.
Les loyers sont le deuxième poste qui a le plus pénalisé le pouvoir d'achat (après le tabac), puisque leur augmentation prive chaque Français en moyenne de 12 euros par mois, selon des chiffres récemment présentés par les économistes de l'Institut national de la consommation (INC).
D'un phénomène de mode, la colocation est du coup devenue un phénomène de plus en plus subi, ils ne sont désormais que 24% à invoquer comme raison dans ce choix d’habitat « apprendre à vivre avec les autres », et sont 20% à penser qu’il permet de « rompre leur solitude et se faire de nouveaux amis ».
Parmi les 20% de Français à avoir vécu en colocation, ils sont 28% à se situer dans la tranche des 25-34 ans, contre 11% des 15-24 ans et 19% des 35-44 ans. C'est un mode de vie plutôt choisi par les étudiants.
La bonne nouvelle est que la très grande majorité de ceux qui ont tenté cette expérience en ont gardé 'un bon souvenir' (84%) ; les hommes semblent par ailleurs plus satisfaits que les femmes (88% contre 79%).
Une législation sur l’habitat insalubre réactualisée est attendue pour 2006.
Les différentes lois et dispositions sur l’insalubrité dans l’habitat parfois très anciennes devrait selon toute vraisemblance être réformées par le gouvernement début 2006.
"Cela ira sûrement plus vite, certains sujets sont déjà bien avancés", a-t-on assuré au ministère du Logement, après l'incendie qui a fait 17 morts à Paris. Le ministère de Jean-Louis Borloo a de plus annoncé la création d'hôtels sociaux pour "les plus précaires" en promettant des décisions "dans les tous prochains jours".
L’objectif du texte en préparation est de "faciliter les travaux, mieux protéger les droits des occupants et clarifier les conditions de relogement" tant pour les procédures d'insalubrité que du péril et des hôtels meublés, explique le ministère.
De nombreux de textes réglementent l’habitat indigne, près d’une quinzaine, le cas le plus grave est l'insalubrité manifeste. Dans ce cas précis, le maire ou le préfet peut, à tout moment, prendre un arrêté dit de péril, ou un arrêté d'insalubrité pour assurer la sécurité publique. "Le logement est alors déclaré insalubre et inhabitable, il y a un droit de relogement acquis pour le locataire et le propriétaire ne doit pas le relouer tant qu'il n'a pas fait les travaux de remise en état", explique l'ancienne ministre du Logement, Marie-Noelle Lienemann. Lorsque l'insalubrité est "partielle", le propriétaire doit aussi effectuer des travaux de rénovation, et le locataire ne paie plus son loyer.
Selon des statistiques qui datent de 2001, le parc de logements français compterait près de 400.000 logements insalubres. Mme Lienemann affirme que seul 15%, soit 65.000 logements ont fait depuis l'objet de travaux de rénovation pour ne plus être insalubres.
Le critère du logement "décent" a été instauré par une loi de 2000 qui impose à tout propriétaire de proposer un logement "décent" à son locataire.
Selon la Fondation Abbé Pierre, plus de 3 millions de personnes vivent en situation de "mal logement" en France, dont plus d'un million sont privées du confort de base c'est-à-dire sans salle d'eau, WC ou chauffage.
Les trois villes d’Europe aux loyers les plus élevés sont...
Londres, Rome et Paris. Selon une étude publiée fin août par la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), la capitale britannique, réputée pour son coût de la vie élevé, serait la ville où les loyers sont les plus chers d'Europe, suivie de Rome puis de Paris.
Le prix du mètre carré à louer à Londres atteint en effet 35 euros, soit plus d'une fois et demi plus cher qu'à Rome où le mètre carré atteint 21,7 euros, et Paris où il s'établit à 19,8 euros.
Genève, à 19,4 euros le mètre carré, et Madrid, à 16 euros le mètre carré, arrivent respectivement en quatrième et cinquième position. En revanche, les villes de Stockholm (9,9 euros), Amsterdam (9,7 euros) et Bruxelles (7,9 euros) occupent les trois dernières places d'un classement réalisé sur 10 métropoles d'Europe.
A Munich en Allemagne, le loyer moyen d'un logement s'établit à 11,8 euros au mètre carré, soit près de 40% de moins que ceux pratiqués à Paris, souligne encore cette étude. |