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| LE DOSSIER DU MOIS |
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Emprunter à plus de 50 ans, c’est aujourd’hui possible. Les banques et les compagnies d’assurances se mettent en quatre pour séduire les « quinquas ». Voyage, sport, détente, sortie,… La population des quinquas est en pleine forme. Malgré une probable baisse des revenus à l’heure de la retraite, leur pouvoir d’achat progresse, les enfants ont quitté le nid familial, les charges diminuent,… Investir à l’âge de la retraire, pourquoi pas, deux objectifs, s’assurer un complément de revenus et diminuer ses dépenses. Pour les quinquas qui ont eu le réflexe d’acheter il y a quelques années, s’ils se sentent trop au large dans leur logement familial, la revente du logement pour l’acquisition d’un bien plus petit peut se faire en contractant un crédit relais qui suffira à couvrir en totalité le nouvel achat. Même solution pour les personnes disposant d’un logement dont la valeur est moindre que l’investissement envisagé, un crédit relais additionné à un crédit à long terme apportera généralement la solution adéquate. Concernant ceux qui achèteraient pour la première fois, la nécessité de s’endetter sur 10, 12 et 15 ans s’impose souvent, poussant ainsi le remboursement à aller au-delà des 60-65 ans, période sur laquelle on aimerait voir diminuer et même disparaître des charges financières. Sur le marché, de nombreuses banques proposent des prêts à taux fixe, variable, mixtes,…où il est possible de rembourser jusqu’à 75 ans voir même 80 ans mais au prix fort. Cette solution va à l’encontre de la volonté de réduire ses charges financières au moment de la retraire. Cependant, devant une population quinquagénaire grandissante les banques se sont creusées et ont trouvé des solutions adaptées. D’un point de vue statistique, l’effet ‘’papy boom’’ a engendré une forte progression des plus de 50 ans. Selon l’Insee cette population représente aujoiurd’hui 30% des français, elle représentera 44% en 2020 et 50% en 2050. Financièrement parlant, l’objectif pour cette population est de préserver leur pouvoir d’achat quand sonne la retraite, la solution, en tout cas celle proposée par de nombreuses banques est un prêt amortissable à taux fixe ou révisable avec diminution des échéances à la date prévue du départ en retraite. Cette diminution des mensualités lors du passage à la retraite est rendue possible par un effort de remboursement renforcé pendant les années d’activité. Il est possible de contracter ce prêt lors de l’achat d’une résidence principale, secondaire ou dans le cas d’un investissement locatif. Il existe cependant certaines restrictions, dans la première phase de remboursement, la période d’activité ne pourra être inférieure à un certain nombre d’année : ex 2 ans. Même restriction concernant la seconde phase de remboursement, le passage à la retraite pourra être avancé ou repoussé selon les conditions proposées par la banque. Cette formule de prêt offre la même souplesse que les prêts traditionnels, différé d’amortissement, modulation des échéances… Le point réellement positif dans ce type de prêt est le fait de garder un pouvoir d’achat important lors du passage à la retraite, certaines banques vous proposent en effet de réduire jusqu’à 30% vos mensualités. Autre point important, il est à signaler que les taux des prêts ne seront nullement sur-évalués selon l’âge de l’emprunteur. Un point à ne pas négliger, l’assurance décès invalidité, obligatoire et liée directement au crédit, son coût varie cette fois selon l’âge auquel le crédit est contracté. Elle permet de couvrir le décès, l’invalidité totale et définitive et, facultativement, l’incapacité temporaire de travail. La compagnie d’assurance prendra donc en charge, dans les cas cités la totalité des sommes non encore réglées, les héritiers n’auront ainsi aucune somme à prendre en charge. De plus, dans le cadre de cette assurance, deux points sont à prendre en compte : l’âge limite de souscription et l’âge limite de remboursement. Selon les banques et les contrats, l’âge limite de souscription varie entre 60 et 65 ans. Les garanties d’invalidité et d’incapacité ne sont plus généralement assurées au-delà de 65 ans, tandis que l’assurance décès cesse à 70 ans. Le coût d’une assurance ‘’groupe’’ représente entre 0,30 et 0,50% du capital emprunté ou restant dû. Il faut savoir que dans ce type de contrat l’ensemble des emprunteurs paient des primes d’assurances identiques, un coût qui devient donc intéressant pour les ‘’quinquas’’ car statistiquement ils seront plus sujets à un risque de maladie invalidante. Il est donc rare et inutile de vouloir recourir à une assurance extérieure à la banque. Néanmoins, la délégation d’assurance peut être une solution en cas de refus d’assurance ‘’groupe’’ de votre compagnie. En effet, si pour les plus jeunes un simple questionnaire de santé suffit, les personnes plus âgées devront passer des examens plus poussés (bilan sanguin, visite médicale complète,…), si le résultat est négatif, la société pourra restreindre sa garantie voire refuser d’assurer. Dans ce cas, le recours à une assurance individuelle est possible, même solution si vous désirez emprunter à plus de 65 ans et rembourser jusqu’à 80 voire 85 ans, des compagnies d’assurances et de crédits ont développé des contrats pour répondre à cette population, des solutions qui ont cependant un coût plus élevé que les contrats traditionnels. Nous ne saurions donc que trop vous conseiller de ne pas trop repousser votre décision d’investir et de vous bâtir un patrimoine. Une question ? Appelez un conseiller |