IMMOBILIER RÉSIDENTIEL NEUF
Pour tous renseignements 0 800 10 3000
Gestion des désabonnements

accueil>newsletter n°41> Les brèves du mois

LES BREVES DU MOIS

Vente à la découpe : proposition de loi votée en commission

La proposition de loi de Martine Aurillac (UMP) sur le droit de préemption des locataires en cas de ventes d’immeubles à la découpe a été adoptée mi-décembre par la commission des Lois de l’Assemblée nationale avec peu de modifications, a-t-on appris de source parlementaire. Les députés devraient étudier cette proposition de loi, par la suite, en séance publique.

Le texte entend faciliter l’accession à la propriété des locataires dont le logement fait l’objet d’une vente à la découpe et lutter contre la spéculation immobilière. Pratiquée par des marchands de biens, la vente à la découpe consiste à revendre appartement par appartement, à des prix souvent prohibitifs pour les locataires, des immeubles achetés en bloc, à des institutionnels (banques, assurances). Le dispositif prévoit qu’avant la vente en bloc d’un immeuble, le vendeur devra informer les locataires des conditions de vente et du prix de leur appartement, si l’acquéreur de l’immeuble ne s’engage pas à le maintenir sous statut locatif pendant au moins six ans.

Selon le texte voté en première lecture à l’Assemblée nationale puis modifié au Sénat, les mesures prévues s’appliqueront aux immeubles d’habitation d’au moins dix logements. Le locataire aura 4 mois pour décider de se porter acquéreur du logement qu’il occupe.



Une ordonnance pour lutter contre l’habitat indigne

Promise fin octobre par le gouvernement après une série d’incendies dans des logements insalubres, une ordonnance destinée à lutter contre l’habitat indigne est parue vendredi 19 décembre au Journal officiel.

«Ordonnance relative à la lutte contre l'habitat insalubre ou Dangereux ».Cette ordonnance vise à « simplifier les procédures de traitement des logements indignes », de les rendre « plus rapides et plus efficaces », et d'améliorer «la protection de leurs occupants », selon un communiqué du ministère de la Cohésion sociale et du logement.

« En cas d'insalubrité remédiable, on peut imposer la décence des logements dans le cadre d'un arrêté prescrit par le préfet» , selon le ministère. D'autre part, « dans le cas extrême où l'immeuble est de très mauvaise qualité et menace la sécurité des occupants, le maire est habilité à faire exécuter des travaux d'office, à la place du propriétaire, sans recourir à des procédures longues auprès des tribunaux ». Selon cette ordonnance, « le droit des occupants des logements insalubres est amélioré avec l'impossibilité d'expulser ou de résilier le bail à la suite d'un arrêté de péril ou d'insalubrité, pour mettre fin à des pratiques abusives de certains propriétaires ». Enfin, « sur le plan des procédures, le travail engagé sera poursuivi pour permettre la confiscation temporaire du bien et de son exploitation immobilière afin de financer les travaux de sortie d'insalubrité ou de péril », ajoute le communiqué.



La fiscalisation des plans épargne logement de plus de 12 ans est confirmée

Le Sénat a adopté vendredi 16 décembre un amendement au projet de loi de Finances pour 2006 proposant de taxer les intérêts des plans d'épargne logement (PEL) de plus de douze ans. Ils seront soumis à un prélèvement à la source de 27 % au même titre que les autres produits de placement. Proposée au Sénat par le rapporteur général du budget, Philippe Marini (UMP, Oise), il justifie cette mesure par le fait que ces "plans ne sont pas suffisamment utilisés pour des prêts". Cette mesure ne sera pas rétroactive et entrera en vigueur le 1er janvier 2006. Elle devra rapporter quelque 200 millions d’euros par an à l’Etat.



Donations


Bon à savoir, jusqu’au 31 décembre 2005, toutes les donations en pleine propriété (biens immobiliers ou sommes d’argents…) bénéficient d’une réduction des droits de mutation à titre gratuit, peu importe l’âge du donateur.
En outre, les dons exceptionnels (‘’dons Sarkozy’’), relatifs à des dons d’argent d’un montant maximum de 30.000 euros entre parents et enfants, grands-parents et petits-enfants ou arrières petits-enfants, oncles ou tantes (sans enfant) et neveux ou nièces bénéficient d’une exonération de droit de mutation à titre gratuit à condition que les donataires (ceux qui reçoivent) soient majeurs. Cette mesure prend également fin au 31 décembre 2005.