Immobilier: des acquéreurs plus jeunes et moins riches selon Century 21
PARIS, 4 jan 2007 (AFP) - Les acquéreurs d'un bien immobilier sont de plus en plus jeunes et font de plus en plus partie de la catégorie des employés/ouvriers, selon le bilan annuel 2006 du réseau d'agences immobilières Century 21, présenté jeudi. Les résultats de ce réseau, qui regroupe quelque 900 agences sur le territoire, montrent que '22,4% des acquéreurs ont moins de 30 ans, contre 17,5% en 1996 et 20% en 2004'. De plus, la part des acquisitions réalisées par la catégorie socio-professionnelle employés/ouvriers est 'en augmentation massive', à 43,45% en 2006 contre 39,9% en 2005. Une des explications est l'allongement des durées de crédits immobiliers à 19,5 ans en 2006 contre 18,5 l'année précédente, et la montée en puissance du prêt à taux zéro (PTZ) qui ouvre l'accession à la propriété à une plus grande partie de la population. Dans le même temps, 'la proportion des acquisitions effectuées par les cadres supérieurs et les professions libérales s'est brutalement effondrée', relève Century 21, à 9,7% en 2006 contre 17,5% en 2004 et 16,9% en 2005, et même de 50% en dix ans. Plus globalement, sur l'année 2006, le prix moyen d'un bien immobilier s'établit à 2.295 euros/m2 sur toute la France, en hausse de 8,38%, contre 12,03% l'année précédente. Century 21 affirme que le 'ralentissement de la hausse, aujourd'hui bien réel, se poursuit, mais plus lentment que prévu'. 'L'atterrissage en douceur annoncé par un grand nombre d'+initiés+ depuis trois ans se fait toujours attendre', a déclaré Hervé Bléry, patron du réseau. Le montant moyen d'une acquisition s'est élevé à 183.744 euros, en hausse de 8%, la superficie moyenne est de 83,59 m2, en baisse d'1 m2. 'L'année 2007 sera perturbée par les échéances politiques', affirme-t-il et 'sera probablement marquée par une diminution du nombre national de transactions et le retour à un rythme d'augmentation des prix beaucoup, beaucoup plus raisonnable'. Enfin, un sondage réalisé en octobre par l'IFOP pour Century 21 montre qu''être propriétaire de la maison ou de l'appartement que l'on habite' arrive en troisième position des aspirations des Français (34%) derrière 'être en bonne santé' (72%) et 'la sécurité financière (48%), et loin devant 'la sécurité des personnes et des biens' (10%) ou 'le respect de l'environnement' (15%).
Diagnostic immobilier: taux d'anomalie supérieur à 50%, selon la DGCCRF
PARIS, 28 déc 2006 (AFP) - La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a relevé 'un taux d'anomalie supérieur à 50%' dans le secteur du diagnostic immobilier, selon les conclusions d'une enquête rendues publiques jeudi.
Réalisée au cours du 2e trimestre 2006 auprès de 420 entreprises (entreprises de diagnostics immobiliers, agences immobilières et notaires), cette enquête a 'mis en évidence de nombreux manquements'. Elle dénonce 'une information peu fiable' et plaide pour 'une indépendance à améliorer'.
La DGCCRF a dressé, au terme de cette étude, '210 rappels de réglementation et quatre procès-verbaux pour tromperie mensongère', relevant 'un taux d'anomalie supérieur à 50%'.
Sur les 210 rappels, 60 ont porté sur l'affichage des prix, 60 sur la délivrance de note, 43 sur les règles de facturation, 37 sur la publicité et 10 sur la qualification professionnelle.
De plus, la DGCCRF a relevé 'de nombreux cas où l'indépendance du diagnostiqueur était contestable', certaines entreprises 'versant des commissions aux donneurs d'ordre professionnel pouvant aller de 15 à 30% de leur chiffre d'affaires'.
Et l'enquête insiste sur plusieurs points importants: le consommateur 'ne dispose pas d'une information suffisamment homogène et fiable sur les différentes prestations de diagnostics immobiliers'; les modalités tarifaires sont 'mal connues'; l'indépendance de l'expertise 'pourrait être menacée par la structure du marché qui offre une place prépondérante aux professionnels de l'immobilier'.
Les prestations réalisées par les professionnels, désormais obligatoires dans toutes les transactions immobilières, concernent le métrage de la surface, la recherche de termites, de peinture au plomb et d'amiante, l'expertise de l'installation de gaz, l'état des risques naturels et le diagnostic de performance énergétique.
Un groupe de travail du Conseil national de la consommation (CNC) mène actuellement une réflexion avec les consommateurs et les professionnels pour proposer une clarification des règles dans ce secteur.
GB : de plus en plus difficile d'acheter un premier logement
LONDRES, 28 déc 2006 (AFP) - Il semble de plus en plus difficile d'accéder à la propriété au Royaume-Uni, avec un prix moyen du premier achat qui a dépassé pour la première fois cette année la barre des 150.000 livres (220.000 euros), selon les chiffres communiqués jeudi par la banque spécialisée Halifax.
Cette moyenne représente une hausse de 11% par rapport à 2005.
Pour la première fois aussi, la moyenne du premier achat a dépassé 100.000 livres dans chacune des régions britanniques, et 250.000 livres à Londres.
Dans la capitale, en outre, le droit de timbre à acquitter passe du même coup à 7.500 livres pour un logement moyen, contre 1.500 dans le reste du pays.
De plus, les jeunes ont de moins en moins les moyens d'accéder à la propriété. Ainsi en 2006, le revenu moyen du primo-accédant était de 29.610 livres, soit 35% de plus que le revenu moyen des 22 à 29 ans (21.913 livres).
Il y a cinq ans, la différence était de 20%, et en 1997, le revenu moyen du primo-accédant correspondait à celui de cette tranche d'âge.
Le nombre de premiers acheteurs a baissé de 7% cette année par rapport à 2005, à 315.000, un plus bas depuis 1980. Il a baissé de 37% en 2006 par rapport à 1997.
En 2006 par ailleurs, 32% des prêts immobiliers concernaient un premier achat, contre 37% en 2001.
Selon Halifax, enfin, le logement moyen est inabordable pour les primo-accédants dans 93% des 516 villes étudiées, contre 87% en 2005. En 2001, 37% des villes étaient inabordables.
Les banques britanniques tentent actuellement de contourner le problème en proposant des prêts immobiliers de plus en plus longs, jusqu'à 47 ans en théorie.
Un dispositif inédit d'aide à l'accession à la propriété lancé à Marseille
Un dispositif 'inédit' d'aide à l'accession à la propriété va être mis en place à Marseille, visant à 'alléger de 40% le coût de l'acquisition' pour certains primo-accédants, a indiqué le maire UMP de la ville Jean-Claude Gaudin.
Baptisé 'Chèque premier logement', ce dispositif expérimental a été négocié entre la ville, la caisse des dépôts et consignations, les organismes bancaires et les promoteurs.
Il concernera, sous conditions, 2.000 ménages en 2007 et autant en 2008 - des jeunes ou des personnes qui n'ont pas le niveau de revenus permettant d'acheter un logement au cours actuel du marché.
'Nous ne pouvons pas continuer à développer Marseille si les habitants ne peuvent se loger dans de bonnes conditions', a expliqué M. Gaudin devant la presse.
Grâce à une convention de partenariat, dont le principe doit être entériné lors du conseil municipal du 11 décembre, les candidats à la propriété bénéficieront d'une aide modulée en fonction de la composition familiale et destiné à les solvabiliser et à réduire leurs mensualités.
'Cette subvention ville-banque pour bonifier le prêt représentera une moyenne de 7.500 euros par dossier - 3.000 à la charge de la ville et 4.500 à la charge de la banque', a indiqué M. Gaudin.
Elle servira à rembourser environ 10% des mensualités pendant cinq ans et 5% de la sixième à la dixième année d'un logement neuf, mis sur le marché au prix maximum de 2.400 EUR par mètre carré (contre une moyenne locale de 3.200 EUR/m2).
Le dispositif s'appliquera également pour acquérir dans l'ancien, avec un prix maximum de 2.000 euros le m2. MARSEILLE, 1 déc 2006 (AFP)
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