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LES BREVES DU MOIS

Observatoire du logement : Regards croisés des Français et des maires

Si la question du logement s’est focalisée sur l’hébergement d’urgence ces dernières semaines, c’est qu’elle exige aux yeux des Français une réponse sociale d’urgence. Il ne faut toutefois pas masquer les difficultés à se loger perçues par une majorité de français.

La perception de la difficulté à trouver un logement reste massive. Elle est particulièrement significative dans les centres urbains et pour les jeunes. Si l’on observe les difficultés du marché locatif, à la fois ressenties par les Français et les maires (75 % pour les deux échantillons), on

comprend la nécessité de maintenir le rythme de production de logements pour alimenter le marché locatif.

Pour les maires, c’est bien la production à la fois de logements en accession à la propriété et de logements sociaux qui pourra améliorer la situation.

Les Français attendent de leur côté un effort sans précédent à la fois en termes de production, mais également en termes d’intervention et de régulation de la puissance publique (instauration du droit au logement et encadrement des loyers et des transactions).

Si les efforts de l’actuelle équipe gouvernementale sont mieux reconnus, les Français considèrent que c’est bien la présidentielle qui est le rendez-vous à ne pas manquer en plaçant le logement en troisième position des sujets à débattre lors des futures élections

présidentielles et législatives de 2007 (+ 21 % depuis janvier 2006) et au deuxième rang pour les maires (+ 3 %).

Le logement passe au premier rang lorsque l’on interroge les Français sur la capacité de l’exécutif à changer le cours des évènements.

Pour l’ensemble, les candidats à la présidentielle ont pris conscience de l’ampleur de la crise actuelle.

Pour Alain DININ, Président de Nexity, « les résultats de cette enquête confirment les efforts sans précédent qui doivent être engagés par l’ensemble des acteurs de la chaîne du logement à la fois dans le domaine de l’hébergement d’urgence, du logement social, du marché locatif

et de l’accession à la propriété. C’est bien parce que l’opinion a pris la pleine mesure de l’ampleur des difficultés et de leur complexité qu’il est aujourd’hui nécessaire d’apporter des réponses concrètes et de poursuivre les efforts déjà engagés. Si l’on veut résoudre la crise du logement,

il ne faut pas casser le rythme de production actuel. Cette question touche la vie quotidienne des français, c’est pour cela qu’elle est aujourd’hui

au centre des débats ».

Voir l’étude complète : http://www.nexity.fr/upload/documents/Doc210_Fr.pdf

 

«ralentissement de la hausse»  selon les notaires.

Les notaires ont présenté leur conjoncture immobilière annuelle au mois de janvier. Selon leur rapport, la hausse des prix ralentit mais reste toujours soutenue.
S’ils ne se prononcent pas sur  des prospectives à long terme, les notaires observent, pour la deuxième année consécutive, un ralentissement de la hausse des prix du marché. Les données Notaire-Insee du dernier trimestre confirment cette analyse.

En 2006, les prix des appartements ont augmenté de 12.2% et les maisons de 10%, contre respectivement 16,2 et 13,4 en 2005, et 18,6 et 14,1 en 2003. Cette tendance devrait selon eux se poursuivre cette année. La baisse ne serait donc pas d’actualité et on peut même s’attendre à une hausse générale des prix supérieure à celle de l’inflation.
Dans le neuf, la hausse se confirme avec la hausse du foncier et du coût de la construction.

Les disparités entre les régions s’affirment. Les régions ayant connu les plus fortes hausses amorcent un ralentissement de l’envolée des prix mais restent élevées, face à la rareté de l’offre (exemple PACA). Tandis que d’autres, comme l’agglomération lyonnaise, affichent de fortes hausses même si les prix restent accessibles.
En conclusion selon les notaires, «pas de bouleversement dans la catégorie socio-professionnelle des acquéreurs, pas de baisse des surfaces acquises à l’exception de Paris, pas plus de primo-accédants que déjà vus l’an dernier.» A l’appui, les statistiques, issues de données concernant la totalité des ventes immobilières effectivement conclues.

Adoption par le Sénat du projet de loi sur le droit au logement opposable

Suite à l'action de l’association Les Enfants de Don Quichotte, avec l'installation de tentes pour les sans-abris dans plusieurs grandes villes, le Sénat a adopté jeudi le projet de loi sur le droit au logement opposable.
  L'UMP, l'UDF et le RDSE ont voté pour, la gauche s’est abstenue.
   Le PS parle d’un " texte d'affichage" et les Verts de "poudre aux yeux". Le PCF de son côté est plutôt satisfait des mesures favorisant la réinsertion des vieux migrants.
  Le texte institue le principe fondateur du droit au logement opposable en France. Texte renforcé par les sénateurs avec l’adoption de dispositions visant à renforcer l'effort de construction de logements sociaux et d'hébergements d'urgence pour les sans-abris.

Paris, ville la plus attractive en matière d’investissement immobilier

Selon un rapport de l’Urban Land Institute (ULI) et PricewaterhouseCoopers paru récemment, Paris obtient la palme des villes les plus attractives en matière d’investissement immobilier. Ses principaux atouts : la stabilité économique et son statut de point d’accès privilégié au marché français.

Avec son programme de rénovation urbaine et de bonnes opportunités de redéveloppement, les investisseurs y voient de bonnes perspectives.

Selon Bruno Lunghi, responsable de l’activité de conseil fiscal en immobilier en France, PricewaterhouseCoopers : «Outre sa position géographique et sa diversité sectorielle qui réduit les risques, Paris a également bénéficié d’un environnement fiscal très favorable (régime SIIC) qui a attiré un grand nombre d’investisseurs et a motivé plusieurs utilisateurs à externaliser leur patrimoine immobilier».

Geoffroy Schmitt, responsable de l’activité de conseil financier en immobilier en France PricewaterhouseCoopers, précise : «le taux des capitaux disponibles sur le marché se traduit par une forte pression sur les transactions et la réduction des taux de rendements, mais le marché parisien reste l’un des plus actifs et transparents en Europe».

Après Paris, Londres arrive en seconde position. Ses points forts : son faible niveau de risque et ses perspectives de croissance de loyers.

Avec le 5ème rang de ce classement, une deuxième ville française arrive dans le top 5 : Lyon. A des niveaux de prix moins élevés et grâce à sa bonne dynamique économique, Lyon est perçue comme une alternative versus la capitale française.