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LES BREVES DU MOIS

Une crise du crédit à risque peu probable en Europe

La crise des crédits immobiliers aux Etats-Unis peut-elle se produire en Europe ?

L’hypothèse de mettre à la rue des propriétaires qui sont dans l’incapacité de payer leurs mensualités est peu probable, selon les experts du secteur, en raison des nombreuses mesures de protection mises en place par les différents pays Européens.

Après dix années de hausse continue, les prix de l’immobilier connaissent depuis l’année dernière une baisse sensible outre-Atlantique, menaçant tout le système de crédits américain.
Ainsi, près de 2,2 millions de foyers américains risquent de perdre leur maison d’ici la fin de l’année pour cause de non remboursement de leur prêt immobilier.

Les sociétés de financement américaines ont accordé au cours de ces dernières années de nombreux prêts compliqués à des emprunteurs souvent à faibles revenus, se finançant elles-mêmes par des opérations de titrisation.

Mais l’Europe (à l’exception de l’Espagne et de la Grande Bretagne) se trouve dans une situation bien différente de celle des Etats-Unis, pour la simple raison qu’il est formellement interdit pour les banques et les établissements de prêts, de proposer des crédits immobiliers à des ménages qui ne disposent pas de garanties suffisantes, empêchant ainsi le développement d’un marché de crédit à risque.
Mais même la Grande-Bretagne, qui a des pratiques dans le secteur des crédits immobiliers qui se rapprochent le plus des Etats-Unis, a prévu des amendes pour les prêteurs qui ne se sont pas assurés des capacités de paiement des emprunteurs. Il est généralement demandé aux personnes qui souhaitent emprunter d'apporter une mise de départ de 20% à 30% du prix du bien immobilier.

Et les économistes sont formels : les pays européens échapperont à cette crise des crédits immobiliers qui se produit actuellement aux Etats-Unis.

 

Toujours plus loin de chez soi...

Selon l’enquête Insee Première, les déplacements domicile-travail se sont amplifiés.
Zoom sur le phénomène des « migrants alternants ».

Ils étaient 46% en 1982, 52% en 1990 et 61% en 1999. Aujourd’hui, près de ¾ des salariés quittent chaque jour leur commune de résidence pour aller travailler et parcourent quotidiennement une distance moyenne de 50 km.

De manière générale, les actifs résidant dans les couronnes périurbaines, travaillent rarement dans leur commune de résidence alors qu’ils sont moins pourvus en emplois : ils sont plus mobiles et font des déplacements plus longs.

Mais longue distance ne signifie pas forcement long trajet. En effet, « la durée des trajets pour les salariés domiciliés dans l'espace rural est en moyenne inférieure à celle des résidants des pôles urbains (28 minutes contre 32 minutes), alors qu'ils parcourent des distances significativement plus longues".

De même, les actifs habitant le pôle urbain parisien et qui travaillent généralement plus près de chez eux que les  habitants des autres grandes aires urbaines (18.8 km en moyenne contre 29.7 km), se distinguent par des temps de trajets relativement longs, malgré des distances parcourues plus courtes.

Cette enquête pose la question de l’étalement urbain et souligne le dilemme qui touche l’ensemble des français : est-il plus rentable de s’éloigner du centre ville si les coûts de transport sont faramineux sachant que les dépenses de déplacements à l’année s’évalue à près de 25% des revenus des ménages, soit presque autant que les dépenses d’accession à la propriété.

 

Londres : ville la plus riche d’Europe en 2020

Le cabinet d’audit PriceWatherhouseCoopers a récemment établi un classement des villes les plus riches du monde. Selon eux, Londres devancera Paris d’ici 2020 et se positionnera au quatrième rang mondial, derrière Tokyo, New-York et Los Angeles.

En 2005, et selon la méthode de la parité du pouvoir d’achat, les quatre villes les plus riches étaient Tokyo (1.191 Md $US pour 35,2 M d'habitants), New York (1.133 Md $US pour 18,7 M d'habitants), Los Angeles (639 Md $US pour 12,3 M d'habitants) et Chicago (460 Md $US pour 8,8 M d'habitants).
On retrouvait ensuite les deux capitales européennes que sont Paris (5ème rang mondial avec un PIB de 460 Md $US pour 9.8 M d’habitants) et Londres (6ème avec  452 Md $US pour 8.5 M d’habitants).
Mais en 2020, Londres passerait au 4ème rand mondial devant Paris et Chicago. Selon leur estimation, Londres comptera près de 8.6 M d’habitants pour un PIB de 708 Md $US, soit une hausse de 57% par rapport à 2005.

Par ailleurs, de 2006 à 2020, les cités qui enregistreront la plus forte croissance du revenu réel moyen par habitant seront Pékin, Shanghai, Bombay, Manille, Istanbul, Mexico et Sao Paulo, selon la même source.

 

Placement : Taxation des plus-values.

Le seuil de taxation des cessions de valeurs mobilières est relevé à 20 000 €.

Pour compenser la perte de l’avoir fiscal, la loi de finances 2007 prévoyait un seuil de taxation des plus-values mobilières fixé à 20.000 € contre 15.000 € actuellement.
Ainsi, lors de l’imposition des revenus 2007, ces plus-values seront désormais imposables lorsque le montant global des cessions de l’année excède 20.000 €, contre 15.000 € auparavant.

Fiscalité des plus-values :

Selon les experts de Primopatrimoine « Une plus-value est le bénéfice retiré de l’achat et de la vente d’actions. Si vous achetez des actions et que vous les revendez plus chères, la différence constituera la plus-value.
Les gains et les pertes sont cumulés au cours de l’année, et si votre activité boursière fait apparaître un bénéfice en fin d’année, vous serez imposé sur ce bénéfice.
Les plus-values de valeurs mobilières (actions, SICAV, warrants…) sont imposées au taux unique de 16%. A ce taux viennent s’ajouter la CSG, CRDS et les prélèvements sociaux, ce qui porte le total d’imposition à 26,3%.
Toutefois, il faut savoir qu’il existe ce fameux seuil d’exonération. Si le montant annuel des cessions n’excède pas 20.000 € en 2007, vos plus-values ne seront pas imposées. Si ce seuil est franchi, vos plus-values sont imposées en totalité à 26,3%. Il est utile de savoir qu'un report (techniquement un achat/vente) est assimilé comme une cession par le fisc. Par conséquent, le seuil d'exonération est très rapidement atteint.
»

L’immobilier : une valeur sûre 

« Entre les placements que peuvent proposer la banque, l’assurance-vie, la bourse et l’immobilier, c’est techniquement toujours l’immobilier qui l’emporte en terme de résultats. L’immobilier est un des meilleurs placements, surtout lorsqu’il est basé sur des lois de défiscalisation.» (Jean-François Zaoui, Conseil en gestion de patrimoine).